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Chaire de recherche du Canada en surveillance et construction sociale du risque

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Au Royaume-Uni, il y a une caméra de vidéosurveillance par 14 habitants. Au Canada, il y en a moins d’une par 10 000 habitants. Par contre, le Canada autorise plus souvent l’écoute électronique des communications de ses citoyens que la plupart des autres pays. C’est donc dire que le risque est le produit d’une estimation variable selon les sociétés et que sa gestion requiert des mesures de contrôle social de nature et d’ampleur diverses. 
 
La plus importante de ces mesures est sans contredit la surveillance. Mais cette mesure, qui peut prendre diverses formes, ne fait pas que contribuer au contrôle social, elle révèle des risques qu’on n’avait pas encore imaginés, et qu’il faudra dorénavant surveiller. Ce chassé-croisé d’interactions surveillance-risque joue donc un rôle crucial dans la structuration des rapports entre l’individu et la société – plus précisément en ce qui a trait à la manière dont la conduite individuelle est contrôlée et uniformisée.

Stéphane Leman-Langlois, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en surveillance et en construction sociale du risque, tentera de mieux comprendre comment se structurent les rapports entre l‘individu et la société en combinant l’étude des pratiques de surveillance à celle des représentations du risque. Cette approche novatrice l’amènera à étudier la surveillance dans une perspective sociopolitique ainsi qu’à connecter le discours concernant la notion de « risque » aux pratiques qui en découlent et le soutiennent. 

Ces travaux de recherche permettront aux Canadiens de mettre en contexte et d’évaluer les stratégies et les technologies de surveillance dont ils font l’objet.
 
Titulaire : Stéphane Leman-Langlois