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Nicholas Chrisman

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Un précurseur et un visionnaire

 
Considéré par ses pairs comme une sommité mondiale en géomatique, c’est à l’Université Laval que le Dr Nicholas Chrisman a décidé de poursuivre ses recherches dans ce domaine en pleine effervescence.
 
« Laval est une université très forte en géomatique », affirme le Dr Chrisman, qui agit également à titre de directeur scientifique du Réseau GÉOIDE, un centre d’excellence regroupant plus de 300 experts canadiens et internationaux en géomatique, dont le quartier général est établi à l’Université Laval.
 
Le Réseau GÉOIDE (GÉOmatique pour des Inventions et des Décisions Éclairées) a notamment pour mission de guider la recherche et le développement de nouvelles technologies et méthodes géomatiques. Le réseau doit aussi veiller à accélérer le développement de l’infrastructure de formation requise en vue d’assurer la relève de personnel hautement qualifié dans ce secteur de pointe. Ainsi, ce regroupement de chercheurs permet au Canada de continuer à jouer un rôle de leader mondial en matière de géomatique.
 

Québec, pôle d’excellence en géomatique


Comparée à certaines universités américaines, comme celle de Washington où il a travaillé quelques années, le professeur Nicolas Chrisman estime que l’Université Laval offre à des chercheurs comme lui des avantages impensables ailleurs.
 
« À Washington, nous n’étions que deux professeurs qui enseignaient en géomatique. Ici, à Laval, nous sommes 21! Ça fait toute la différence. Cela nous donne la chance de constituer une équipe pluridisciplinaire. C’était un aspect très important pour moi. Et avec GÉOIDE, qui regroupe un grand nombre de chercheurs, cela nous ouvre des portes incroyables, dit-il. Juste un exemple : nous travaillons maintenant en collaboration avec neuf regroupements internationaux. Nous avons des collaborateurs aux Pays-Bas, en Irlande, en Australie, en Corée, en France. On ne travaille plus en silo, mais dans une perspective plus collaborative.»
 
Par ailleurs, ajoute-t-il, le Réseau GÉOIDE travaille aussi en partenariat avec l’industrie et les organisations de la région de la Capitale-Nationale afin de faire de Québec un pôle d’excellence en géomatique.
 
« Le Canada joue présentement un grand rôle dans ce secteur afin de développer des applications réelles et de favoriser les avancées technologiques. La Ville de Québec est bien positionnée à l’heure actuelle et l’Université Laval joue un rôle essentiel dans l’innovation et les efforts que nous faisons pour créer des réseaux de valeur de concert avec le monde des affaires.»
 

Réfléchir la qualité des données géospatiales, de Seattle à Québec


Professeur titulaire au Département de géomatique de l’Université Laval depuis janvier 2005, c’est d’abord au pays de l’Oncle Sam que le chercheur a débuté sa carrière. Originaire des États-Unis, c’est à la prestigieuse université Harvard où il a d’abord commencé ses travaux sur l'information géographique.
 
« On avait plusieurs applications en tête à cette époque-là, il y avait beaucoup de défis pour un chercheur comme moi, dit-il. On a notamment commencé à  développer des cartes virtuelles géographiques, on a appris à structurer des bases de données, et c’est aussi là que j’ai commencé à m’intéresser à la qualité des données. »
 
Il a par la suite quitté pour s’établir à Seattle à la University of Washington, établissement où il a passé 18 années de sa vie. « C’était une grande université dans le domaine de la géomatique, dit-il. Nous avons entre autres développé des systèmes SIG (Systèmes d’information géographiques : un système d'information reliant des données à leur emplacement cartographique ou géographique). Des années que Nicholas Chrisman a également consacrées en grande partie à l’enseignement. Une passion qui l’anime toujours d’ailleurs
 

Amorcer le passage de l'information géographique du papier à l'écran


Et c’est par choix personnel que ce scientifique de haut niveau est venu s’établir à Québec, il y a quelques années à peine. S’exprimant dans un français impeccable – Nicholas Chrisman a eu la chance d’apprendre la langue de Molière en France où il a vécu quelques temps dans sa jeunesse -, l’adaptation à son nouveau milieu de vie s’est donc faite en douceur. 
 
Quand on lui demande comment il réagit au fait que ses pairs le considèrent comme une sommité mondiale en géomatique, le chercheur sourit et s’empresse d’ajouter que le crédit revient tout autant à l’excellent travail de ses confrères et de ses étudiants. « Je suis fier de ce que nous accomplissons au Réseau GÉOIDE, souligne-t-il. Et il ne faut pas oublier qu’il y avait avant moi des gens qui ont fait un travail extraordinaire. »
 
Il faut dire que le professeur Chrisman est devenu l’un des premiers chercheurs en géomatique dans le monde à créer des cartes géographiques sur support informatique. Une véritable révolution a ainsi été établie dans ce domaine où traditionnellement, les cartes géographiques étaient représentées sur un support papier qui offrait alors une qualité d’information de loin inférieure à ce qui se fait maintenant grâce à l’apport des technologies de l’information.
 
Nicholas Chrisman souhaite maintenant orienter ses travaux et recherches vers les impacts de la géomatique sur la société. « Il y a des enjeux importants sur lesquels il importe de se pencher, de réfléchir, d’apporter des solutions nouvelles. Et ici, j’ai la chance de le faire. » En effet, les crédits de recherche alloué au Réseau GÉOIDE atteignent annuellement les 3,5 millions$, de l’argent qui permet de faire avancer les recherches.
 
Enfin, il est important de mentionner que le professeur Chrisman est l’auteur de deux livres : Exploring Geographic Information Systems et Charting the Unknown : How Computer mapping at Harvard became GIS.