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Boris Mericskay

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Le géoweb pour tous et par tous

 
On pourrait très bien qualifier Boris Mericskay de néo-géographe. Doctorant en géographie et géomatique à l’Université Laval, il incarne la nouvelle vague mondiale qui déferle actuellement sur cette science en pleine efferverscence, une science où le Web 2.0 et les outils collaboratifs viennent bousculer les idées reçues et les traditions.
 
Avec la venue de Google Maps et autre Google Earth, le géospatial n’est plus uniquement l’apanage des experts, soutient Boris Mericskay. La géomatique se démocratise à vitesse grand V et les changements induis par les technologies géospatiales 2.0 (Open Source, wikis, etc.) sont carrément en train de révolutionner la manière de recueillir, de présenter, de partager et d’analyser les données géographiques.
 
« Ce phénomène, quoi que très récent, prend des proportions exponentielles. Cela n’existait même pas il y a deux ans à peine! », fait-il valoir.
 
« Ma thèse de doctorat porte sur ce qu’on appelle désormais le géoweb -  l’information géoréférencée comme comme Google Maps - appliquée à des démarches participatives, explique-t-il. Auparavant, l’information géographique était produite par les institutions. Maintenant, ce sont les citoyens eux-mêmes qui la produisent volontairement. Ils contribuent ainsi à améliorer et à bonifier le produit.»
 
Ce phénomène a un impact social important et les travaux de recherche de l’étudiant servent à le documenter. « Par le biais de cartes collaboratives en ligne, les internautes sont appelés à donner leur avis sur une foule de sujets. Pour les gouvernements et les collectivités, c’est un outil précieux qui permet de rejoindre encore plus gens, dit-il. Mon but est de développer un guide de prescription à leur intention pour les guider dans l’usage de ces technologies. »
 
Pour l’instant, la communauté scientifique n’adhère complètement pas à ce concept. Boris Mericskay y voit là un fossé générationnel. « Oui, il existe un fossé entre la géomatique traditionnelle et celle plus ouverte et grand public. Certains disent qu’il ne s’agit pas de cartographie dans les règles de l’art. Peut-être. Mais un fait demeure : les nouveaux systèmes de travail collaboratif sont la voie de l’avenir. La nouvelle génération s’en empare. Les universitaires comme moi sont prêts et aptes à utiliser ces technologies. »