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Simon Brousseau

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Le scrutateur du Web littéraire

 
Internet est le paradis des lecteurs. En quelques clics, il est possible d’avoir accès à des ouvrages de tous les genres. Si le Web a permis un accès plus facile à l’information, il est aussi vrai de dire que ce média a favorisé un renouvellement des pratiques artistiques. En effet, la Toile a vu naître un genre littéraire qui lui est propre et qui ne peut être apprécié qu’à condition de posséder un ordinateur et d’être relié à Internet : la littérature hypermédiatique. Un domaine qui fascine Simon Brousseau, étudiant à la maîtrise en études littéraires à l’Université Laval.
 
La littérature hypermédiatique permet d’intégrer dans un texte virtuel des hyperliens, de la vidéo, du son et même de l’animation.
 
« Lorsqu’un lecteur lit un livre papier, il ne peut qu’en tourner les pages. Le Web en revanche apporte une foule de nouvelles possibilités de lecture et d’écriture. C’est un peu comme le principe des Livres dont vous êtes le héros : on peut cliquer sur des hyperliens qui nous amènent ailleurs, écouter un extrait sonore ou regarder une vidéo. Cela permet une narration multiple très intéressante. En fait, c’est le principe même du Web repris à travers une œuvre littéraire. »
 
C’est sous l’impulsion de son professeur de littérature, le chercheur à l’ITIS René Audet, que le jeune étudiant s’est joint au projet NT2. Fondé en 2004, NT2 propose sur son site Internet un répertoire permettant d’identifier, de cataloguer et d’étudier des œuvres hypermédiatiques présentement disponibles sur le Web. La question de l’archivage de ces œuvres et du rapport qu’elles entretiennent à l’histoire est au centre des préoccupations du groupe de recherche. Un observatoire a également été constitué via NT2, lequel agit comme témoin de l’impact des technologies sur la littérature.
 
Au sein de cette équipe, Simon Brousseau a la tâche de scruter les méandres du Web à la recherche d’œuvres numériques. « L’une des questions qui nous préoccupe énormément concerne l’archivage de ces documents : comment doit-on s’y prendre pour en assurer leur conservation?, explique-t-il. Internet est en constante mouvance, les technologies changent rapidement, des liens apparaissent et disparaissent chaque jour. Il faut trouver des moyens d’archivage plus efficaces sinon nous risquons de perdre de précieux documents. »
 
Enfin, soulignons que le Laboratoire NT2 organisera, du 30 avril au 2 mai 2009, un colloque international autour du thème Histoires et archives de l’art Web.