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Marc-Antoine Dumont

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Le jeu, c'est sérieux!

 
En marge du lucratif marché des jeux vidéo de divertissement est en train de se développer partout dans le monde un autre marché voué à un avenir tout aussi prometteur : celui des jeux dits « sérieux. Essentiellement conçus à des fins pédagogiques, les serious games, comme on les appelle souvent, sont en train d’effectuer une percée majeure, notamment à l’Université Laval où des étudiants comme Marc-Antoine Dumont s’intéressent de près au phénomène.
 
Étudiant à la maîtrise en technologies éducatives, Marc-Antoine Dumont est associé depuis quelques mois à l’ambitieux projet GéoÉduc3D mené par le Réseau GEOIDE et de nombreux chercheurs de l’ITIS.
 
« Au départ, je ne connaissais pas grand-chose au jeu sérieux, admet-il. Mais Michael Power (professeur à la Faculté des sciences de l’éducation et membre de l’ITIS) m’a approché en raison des vastes connaissances en multimédia et en design d'interface (3D et animation). Il pensait que j'étais le candidat idéal et je trouve qu’il s’agit d’un projet formidable. Le jeu sérieux est encore méconnu et plusieurs le confondent encore avec le jeu éducatif, qui est complètement différent. »
 
« Au sein de l’équipe de GéoÉduc3D, poursuit-il, mon travail est de créer un scénario éducatif autour du jeu et de comprendre comment on pourrait l’implanter dans les écoles. Puisque l’objectif ultime est d’offrir des outils à l’enfant pour qu’il développe lui-même un jeu, nous sommes en train de trouver des moyens d’aider les enseignants et les élèves à s’approprier le jeu. C’est tout un défi. »
 
Et des défis, Marc-Antoine Dumont en a aussi plusieurs en dehors de GéoÉduc3D. Au Collège Mérici où il est chargé de cours en multimédia, il est en train de développer une communauté de pratique par le moyen de la visioconférence et différents outils web 2.0. L’objectif, explique Marc-Antoine Dumont, est d’établir un partenariat entre les collégiens et un groupe d’universitaires, lesquels agiront comme mentors dans le cadre de l’élaboration d’un projet en multimédia.
 
« Cela prend beaucoup de temps pour mettre en place une communauté de pratique, dit-il, mais dans le cadre d’un cours en arts et lettres, le contexte était favorable. Il s’agit pour l’instant d’un projet expérimental, mais je crois que cela va enrichir ma pratique. C’est super intéressant car cela me permet d’aller plus loin dans la conception et le développement d’outils virtuels d’enseignement. Je crois que cette génération est prête à tenter l’expérience. On en est rendu là. »