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JiQ 2008

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La relève demeure un enjeu crucial

 
C’est sous le thème Rencontre du 30e JIQ que s’est déroulé la Journée de l’informatique du Québec le mercredi 12 novembre dans la Vieille Capitale. Plusieurs centaines de congressistes s’étaient déplacés pour assister à l’un des plus importants événements du monde des technologies de l’information en province. Sous l’égide du Réseau ACTION TI – anciennement la FiQ, la Fédération de l’informatique du Québec – la JIQ a permis aux acteurs du milieu de faire le point sur l’évolution des TI et de discuter d’enjeux cruciaux tels que la main-d’œuvre et la relève pour assurer la pérennité de l’industrie.
 
« L’évolution technologique depuis 30 ans est sûrement garante de succès pour les 30 prochaines années. À entendre les conférenciers et les participants aujourd’hui, que nous ayons grandi ou non avec les technologies de l’information, nous pouvons avoir confiance. Nous saurons relever les nombreux défis qui se présenteront à nous dans notre vie professionnelle et personnelle », a déclaré la présidente de la JiQ 2008 et secrétaire associée à la modernisation de l’État au Secrétariat du Conseil du trésor, Sylvie Grondin, lors de son allocution.
 
Toutefois, Mme Grondin croit que l’État a un rôle à jouer pour favoriser la pérennité de l’industrie des TI en province. « La modernisation de l’État ne pourra se faire qu’avec les TIC. Nous devrons conséquemment faire face aux défis que pose le monde numérique et au choc des générations que cela entraîne », a-t-elle ajouté en référence au thème de la JIQ et à la fracture numérique qui subsiste toujours.
 
Le président de Réseau ACTION TI, Jacques Topping, a quant à lui rappelé que d’ici trois ans, 21 000 emplois touchant les TI seront à combler dans la fonction publique.
 
« Chaque emploi injecte 120 000 $ dans notre économie. C’est tout un enjeu auquel nous devons faire face. Il faudra trouver des moyens pour favoriser le recrutement des jeunes et des immigrants. Nous devrons aussi régler notre problème d’image : les TI sont perçues comme une commodité par nos jeunes, ils ne pensent pas à faire carrière dans ce domaine car cela fait tellement partie de leur vie. Nous allons devoir nous redéfinir. »
 

Un nouveau monde numérique


Rappelons que l’édition 2008 de la JiQ, animée par Marie-Claude Lavallée, avait pour but de dresser un portrait des défis du Nouveau monde numérique qui nous attendent aujourd’hui et demain. La 30e JiQ a su mettre en lumière les façons dont la génération qui a grandi avec les ordinateurs, l’Internet, le sans-fil et les réseaux virtuels aborde les défis. Les conférenciers les ont abordés sous tous les angles : organisationnels, industriels, technologiques et humains.
 
Les conférenciers de la journée provenaient d’organismes tels Brain Center International, Communications TerDor, DuProprio.com, École polytechnique de Montréal, HEC Montréal, iXmédia, ministère de la Santé et des Services sociaux, Opossum apprentissage-technologies, RDDC Valcartier, TD Meloche Monnex, T.O.R.T.U.E., Université de la Floride, Université d’Ottawa, Université Laval ainsi que Wanted Technologies.
 
La première table ronde de la journée a mis sur la sellette quatre natifs du nouveau monde numérique qui ont eu à répondre à la question : est-il possible de faire sa place dans le monde numérique au Québec? Ian Delisle, cofondateur de Wanted Technologies, croit que les jeunes sont avantagés dans le secteur du fait qu’ils maîtrisent parfaitement les outils de travail collaboratifs. « Ils comprennent les bénéfices de travailler en réseau, a-t-il souligné. C’est justement ce qui fait le succès de leurs projets : ils comprennent l’importance de la libre circulation de l’information et l’importance du Web 2.0. Grâce à eux, l’industrie peut viser une meilleure diffusion et un développement accru du logiciel libre, appelé à devenir de plus en plus populaire. »
 
Sur le même sujet, le conférencier Mario Asselin, d’Opossum apprentissage-technologies, avait été invité à se prononcer sur le sujet : Le Web participatif (2.0), outil pour mieux agir en communauté ou simple « buzzword »? Pour lui, le terme « numérique » ne fait pas nécessairement référence au terme « virtuel ». M. Asselin a profité de la tribune offerte pour proposer aux organisations de meilleures stratégies collaboratives.
 

Un dossier brûlant


Comme à chaque année, la tenue de la JIQ est prétexte à faire le point sur plusieurs dossiers chauds portant sur les technologies de l’information. Dans sa conférence intitulée Le Dossier de santé du Québec, qu'en est-il?, le Dr Pierre W. Blanchard est venu parler de cet outil qui permettra bientôt de rendre accessible électroniquement aux professionnels de la santé autorisés de l'information clinique utile pour le suivi et la prise en charge des patients, quel que soit le lieu où le patient recevra des services de santé au Québec.
 

Innovations technologiques


Enfin, les « immigrants » du monde numérique, soit ceux qui n’ont pas grandi avec l’informatique mais qui l’emploient dans leur quotidien, n’étaient pas en reste. Ils ont également été au cœur des discussions, notamment lors de la conférence Le logiciel qui rend intelligent, présentée par le Dr Stéphane Bergeron, du Brain Center International.
 
Avec une équipe de médecins et de psychologues du Québec, le Dr Bergeron a participé à la création d’un logiciel smart software pour accroître l'intelligence fluide, maximiser le capital mémoire et développer la concentration et la vitesse d'exécution. Bien plus qu'un simple logiciel pour stimuler la mémoire des gens âgés, celui-ci constitue un progrès remarquable pour aider le travailleur à donner un meilleur rendement et à réduire son stress ainsi que pour épauler l'étudiant à apprendre plus facilement.
 
Le Dr Bergeron estime que ce type de logiciel destiné aux immigrants du monde numérique est appelé à gagner en popularité.