lien externe

Dévoilement de l'Indice du commerce électronique du Québec 2008

Envoyez-nous un courriel

Des données probantes sur le cybercommerce au Québec

 
Le CEFRIO et la firme VL2, en partenariat avec la Chambre de commerce de Québec, ont rendu public le 27 janvier dernier le bilan annuel de l’Indice du commerce électronique du Québec. Bonne nouvelle, on y apprend qu’entre septembre 2007 et octobre 2008, le nombre de transactions en ligne s’est maintenu.
 
L’Indice du commercer électronique est un outil qui vise à évaluer avec précision l’ampleur des dépenses effectuées par les Québécois sur Internet et à suivre leur évolution mensuelle. Chaque mois, la maison de sondages SOM collecte des données auprès de mille adultes québécois (francophones et anglophones) pour s’informer de leurs habitudes d’achats sur la Toile.
 

Aperçu des tendances


Le bilan de l’Indice nous apprend notamment que 16 % des adultes québécois achètent annuellement en ligne, des ventes qui totalisent 3,5 millions de dollars.
 
La valeur moyenne du panier d’achats par cyberacheteur se chiffre quant à elle à 314 $ par mois.
 
« Mais la proportion d’acheteurs en ligne est plus élevée dans les centres urbains par rapport aux régions », indique Najoua Kooli, directrice de projets au CEFRIO.
 
Par ailleurs, l’étude nous apprend qu’un volume plus important de transactions a été enregistré en décembre 2008, en raison de la période des Fêtes. Toutefois, les ventes ont tendance à conserver une courbe assez stable durant les autres mois de l’année, précise Mme Kooli.
 
Au chapitre des articles les plus convoités sur le Web, le sondage fait ressortir un fait intéressant. « On remarque une grande saisonnalité (caractère saisonnier) sur les achats faits en ligne, explique Najoua Kooli. En septembre, les gens achètent davantage d’articles scolaires tandis que durant les gros mois d’hiver où il fait froid, les ventes de voyages à l’étranger sont en augmentation. »
 
Néanmoins, il demeure que les vêtements, bijoux et accessoires ont le haut du pavé, mois après mois. Les livres, journaux et revues arrivent en deuxième place des objets les plus achetés en ligne. Les appareils électroniques, le matériel informatique et les voyages arrivent respectivement en troisième, quatrième et cinquième positions.
 
Enfin, le sondage a permis de brosser le portrait de l’acheteur type. On apprend que le cyberacheteur québécois est jeune, de sexe masculin, qu’il est instruit et plutôt fortuné avec des revenus annuels dépassant 60 000 $.
 

Encourager les gens d’affaires


Le président de la Chambre de commerce de Québec, Christian Goulet, voit en cet Indice du commerce électronique un outil essentiel pour promouvoir le e-commerce.
 
« On compte encore beaucoup d’entrepreneurs de la région qui n’ont pas cette fibre d’utiliser Internet pour faire du commerce, notamment à l’international, fait-il remarquer. Il faudra toutefois qu’ils en viennent à franchir cette étape importante dans leur développement. Nous allons vraiment travailler fort pour faire progresser l’usage d’Internet dans les affaires.