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Supercalculateur de l'Université Laval

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Un colosse de l’informatique sur le campus

 
Depuis l’automne 2009, un superordinateur est en fonction sur le campus de l’Université Laval. Sous la responsabilité du consortium de recherche CLUMEQ, il permet à des chercheurs du Québec et du Canada d’effectuer des opérations de calcul de haute performance. De plus, par les choix effectués lors de sa mise en place, il est un modèle d’efficacité énergétique et de construction axée sur le développement durable.
 
Bâti sur trois étages, l’appareil, surnommé «Colosse», est imposant. Sa puissance brute équivaut à celle de 3 800 ordinateurs personnels à la fine pointe de la technologie. Ses 14 000 processeurs et 1 728 serveurs informatiques sont répartis en 20 cabinets. Utilisé pour le calcul de haute performance, il peut être utilisé par des chercheurs de différents domaines : astronomie, physique, mathématiques, génie, économie, santé, climatologie, aérospatiale, entre autres.
 
Ainsi, des astrophysiciens peuvent s’en servir, par exemple, pour modéliser en 3D la naissance et la mort de galaxies. Des chercheurs en génie, eux, pourraient l’utiliser afin d’étudier l’hydrodynamique des ailes d’avions, turbines ou pneus afin d’accroître leur performance. En science de la terre, la puissance de calcul de cet équipement pourrait servir à mesurer les impacts potentiels des changements climatiques sur la société. D’un domaine à l’autre, le potentiel, quant aux avancées scientifiques offertes par le superordinateur, est énorme.
 
Outre la performance informatique, les principes du développement durable étaient au cœur de ce projet développé au coût de 12,5 M$. C’est ce qui a amené le superordinateur à occuper, plutôt qu’une salle de serveurs traditionnelle, l’ancien silo de l’accélérateur de particules Van de Graaf.
 
La structure informatique a été déployée de façon concentrique : l’air chaud, produit par ses serveurs, se retrouve au centre de la structure et est aspiré vers le bas par des ventilateurs industriels. Là, il est refroidi puis renvoyé vers la surface extérieure des serveurs, qu’il viendra refroidir à leur tour. L’économie d’énergie ainsi réalisée est majeure, considérant que la chaleur émise par l’appareil équivaut à celle de 4 000 ampoules de 100 watts chacune. D’ailleurs, «Colosse» s’est d’ailleurs retrouvé parmi les gagnants du concours InfoWorld Green 2010.
 
Capable d’améliorer la précision et la fiabilité des modèles, l’appareil permettra d’importantes avancées scientifiques. Disponible également pour les centres de recherche et les entreprises de l’Est-du-Québec, il génèrera aussi de la valeur pour l’industrie d’ici, les aidant à accélérer et à optimiser leurs processus.
 
Pour en savoir plus: www.calculquebec.ca.