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Réunir les conditions nécessaires au développement collaboratif de la plateforme Web Anthropen, le dictionnaire en ligne d’anthropologie et des sciences de la culture ouvert sur le contemporain, voilà le but de l’événement Hub Anthropen. Grâce à la tenue de différents ateliers et la venue de plusieurs conférences de renom, les participants collaboreront à l’avancement et à l’amélioration de ce dictionnaire ouvert en libre accès.

Au cours de ces trois journées, les participants assisteront à une table ronde, à quatre ateliers et à un laboratoire interactif composé d’experts, de professeurs et d’étudiants. Ils aborderont les enjeux de la publication francophone en ligne, les choix lexicaux d’un dictionnaire francophone en ligne, la publication multilingue dans un monde à la fois francophone et plurilingue, et enfin, la question du libre accès dans l’univers des publications scientifiques.

8 h 30 à 21 h
Université Laval
2325 Rue de l'Université, Québec, QC G1V 0A6
Gratuit sur inscription

Horaire

17 h 15

Accueil des participants

17 h 30

Ouverture du colloque

François Gélineau

Université Laval

Loubna Ghaouti

Université Laval

Michelle Daveluy

Université Laval

Allison Bain

Université Laval et CÉLAT

Sabrina Doyon

Université Laval et Société canadienne d'anthropologie

17 h 45

Table ronde

La publication à l’ère du numérique et du libre accès. Les publications en ligne majeures dans le champ de l’anthropologie : un échange entre rédacteurs de revue et animateurs de plate-forme dans le Canada francophone. Président de séance: Martin Hébert

Sylvie Poirier

Université Laval

Frédéric Laugrand

Université catholique de Louvain

Laurent Jérôme

Université du Québec à Montréal (UQAM)

Alexandrine Boudreault-Fournier

Université de Victoria

Sonja Luhman

Simon Fraser University

Mondher Kilani

Université de Lausanne

Francine Saillant

Université Laval

Martin Hébert

Université Laval

19 h

Cocktail dinatoire

20 h 30

Fin de la soirée

8 h 30

Accueil des participants

Du café et des viennoiseries sont offerts.

9 h

Partie 1 - Renouveler le lexique de l’anthropologie contemporaine dans le monde francophone depuis un dictionnaire collaboratif en libre accès : l’épreuve des mots

Nicole Lapierre

École des hautes études en sciences sociales (EHESS) en France

Sylvie Poirier

Université Laval

Bob W. White

Université de Montréal

10 h

Échanges avec les participants présents

Isabelle Henrion-Dourcy

Université Laval

10 h 30

Pause santé

11 h

Partie 2 - Renouveler le lexique de l’anthropologie contemporaine dans le monde francophone depuis un dictionnaire collaboratif en libre accès : l’épreuve des mots

François Laplantine

Université Lyon 2 en France

Alexandrine Boudreault-Fournier

Université de Victoria

Alain Bertho

Professeur à l’Université Paris 8

12 h

Échanges avec les participants présents

Christine Jourdan

Université Concordia à Montréal

12 h 30

Dîner

Un repas est offert dans la salle.

14 h

Une anthropologie francophone globalisée dans un monde à la fois anglo-centré et multilingue : comment penser un dictionnaire en ligne et libre accès dans un tel contexte et de surcroît francophone ?

Christine Jourdan

Université Concordia à Montréal

Virginia R. Dominguez

University of Illinois at Urbana Champaign, US

E.-Martin Meunier

Université d’Ottawa

15 h

Échanges avec les participants présents

Bob W. White

Université de Montréal

15 h 30

pause santé

15 h 45

Les conditions de production des outils scientifiques numériques en ligne : moins simple qu’il ne parait!!: revues, plateformes, dictionnaires…

Gustavo Lins Ribeiro

Autonomous Metropolitan University, Lerma, Mexico

Maude Laplante-Dubé

Université Laval

Gérardo Bautista

Édition des archives contemporaines en France

16 h 45

Échanges avec les participants présents

Sylvie-Marianne Rhugenda

Université Laval

18 h

Fin de l'activité

19h

Souper réseautage

9 h 30

Accueil des participants

Du café et des viennoiseries sont offerts.

10 h

Anthropen : Un dictionnaire ouvert à la perspective des usagers. Un atelier interactif

Cet atelier réunira des étudiants du Cégep Garneau et du Département d’anthropologie de l’Université Laval. Leur mission commune dans le temps qui leur sera imparti est de concevoir et de réaliser collectivement une capsule vidéo promotionnelle visant à faire connaître Anthropen auprès de leurs pairs. À travers un processus créatif, il s’agira de mettre à contribution à la fois leurs connaissances à propos du dictionnaire en ligne, leur expérience des médias sociaux, des connaissances en matière d’arts médiatiques et de vidéo ainsi que des notions d’anthropologie visuelle.

Natacha Gagné

Université Laval

Michele Dhaïti

Cégep Garneau

12 h 30

Mot de la fin des organisateurs

13 h

Fin de l’activité

Nos conférenciers

François Gélineau

Université Laval

Titre de fonction :

Doyen de la Faculté des sciences sociales à l’Université Laval

Loubna Ghaouti

Université Laval

Titre de fonction :

Directrice de la bibliothèque de l’Université Laval

Michelle Daveluy

Université Laval

Titre de fonction :

Directrice du département d’anthropologie

Allison Bain

Université Laval et CÉLAT

Titre de fonction :

Direction du CÉLAT

Sabrina Doyon

Université Laval et Société canadienne d'anthropologie

Titre de fonction :

Membre de l’équipe de la direction de la Bibliothèque de l’Université Laval et présidente de la Société canadienne d’anthropologie

Sylvie Poirier

Université Laval

Participation à la table ronde - 3 octobre à 17 h 45 :

Échange autour de la thématique de la table ronde qui est la suivante : « La publication à l’ère du numérique et du libre accès. Les publications en ligne majeures dans le champ de l’anthropologie : un échange entre rédacteurs de revue et animateurs de plate-forme dans le Canada francophone. »

Présentation - 4 octobre à 9 h :

Au fil de son histoire, la discipline anthropologique n’a eu de cesse d’affiner, de complexifier et de sophistiquer ses outils théoriques, conceptuels, épistémologiques et méthodologiques. À la rencontre et à l’écoute de l’altérité et des mondes contemporains, elle a su repenser, voire réinventer, plusieurs des concepts clés au fondement de la discipline et des sciences sociales. Pensons, parmi d’autres, à ceux d’échange, de personne, de pouvoir et d’autorité, d’agentivité, d’historicité, de savoir ou encore de travail. Je retiendrai deux de ces concepts, ceux de « personne » et de « corporéité ». Je prendrai comme point de départ deux textes classiques de Marcel Mauss, La notion de personne (1938) et Les techniques du corps (1934) afin d’élaborer sur ces deux concepts et sur leur pertinence actuelle à la lumière de réflexions théoriques et travaux ethnographiques récents.

Biographie :

Sylvie Poirier est professeure titulaire au département d’anthropologie de l’Université Laval et directrice de la revue Anthropologie et sociétés. Elle a conduit des recherches auprès des Aborigènes du désert occidental australien et travaille depuis les années 1990 avec la Nation Atikamekw Nehirowisiw. Parmi ses publications, elle est l’auteure de A World of Relationships. Itineraries, Dreams and Events in the Australian Western Desert (2005). Elle a aussi codirigé deux ouvrages:  Figured Worlds. Ontological Obstacles in Intercultural Relations (2004) et Entangled Territorialities. Negotiating Indigenous Lands in Australia and Canada (2017).

Frédéric Laugrand

Université catholique de Louvain

Participation à la table ronde - 3 octobre à 17 h 45 :

Échange autour de la thématique de la table ronde qui est la suivante : « La publication à l’ère du numérique et du libre accès. Les publications en ligne majeures dans le champ de l’anthropologie : un échange entre rédacteurs de revue et animateurs de plate-forme dans le Canada francophone. »

Biographie :

Frédéric Laugrand est professeur en anthropologie à l’Université catholique de Louvain, codirecteur du LAAP. Ses recherches portent sur les cosmologies autochtones au Canada et aux Philippines ainsi que sur les rapports interspécifiques. Il est responsable de la série filmique Les Possédés et leurs mondes, une série axée sur la mise en valeur de l’anthropologie.

Avec Jarich Oosten, il a édité des ouvrages dans le cadre de plusieurs séries bilingues (anglais/inuktitut): Interviewing Inuit Elders; Inuit Perspectives of the Twentieth Century et Memory and History in Nunavut. Parmi ses publications figurent : un volume co-édité avec G. Havard, Éros et tabou. Sexualité et genre chez les Amérindiens et les Inuit (Septentrion, 2014), un volume édité avec J. Arnakak et L. McComber, Fighting for Our Rights. The Life Story of Louis Tapardjuk (Nunavut Arctic College, 2014). Avec J. Oosten, il a publié, Shamanism and Christianity in the Canadian Arctic (MQUP, 2010), Hunters, predators and prey. Inuit perceptions of animals (Berghahn Books, 2014), Reverend E.J. Peck and the Inuit, East of Hudson Bay (1876-1919) (Avataq, 2019) et Inuit, Oblate Missionaries, and Grey Nuns in. the Keewatin, 1865-1965 (MQUP, 2019). Avec E. Luce, il vient de publier Pelly Bay 1939-1954, F. Van de Velde photographic codex (PUL, 2019) Frederic.laugrand@ant.ulaval.ca

 

Laurent Jérôme

Université du Québec à Montréal (UQAM)

Participation à la table ronde - 3 octobre à 17 h 45 : :

Échange autour de la thématique de la table ronde qui est la suivante : « La publication à l’ère du numérique et du libre accès. Les publications en ligne majeures dans le champ de l’anthropologie : un échange entre rédacteurs de revue et animateurs de plate-forme dans le Canada francophone. »

Biographie :

Professeur d’anthropologie au Département de Sciences des religions de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), Laurent Jérôme s’intéresse aux politiques de l’identité et de la culture en milieux autochtones au Québec et au Brésil, ainsi qu’aux processus de mise en valeur, de protection et de transmission des patrimoines matériels et immatériels autochtones. Directeur de la revue Recherches amérindiennes au Québec, il a notamment dirigé Vues de l’Autre, voix de l’objet : matérialiser l’immatériel dans les musées, Anthropologie et sociétés 38-3, 2014 et codirigé (avec S. Poirier) Mort et Mondes autochtonesConceptions de la mort et rites funéraires dans les mondes autochtones, Frontières, 29-2, 2018.

Alexandrine Boudreault-Fournier

Université de Victoria

Participation à la table ronde - 3 octobre à 17 h 45 :

Échange autour de la thématique de la table ronde qui est la suivante : « La publication à l’ère du numérique et du libre accès. Les publications en ligne majeures dans le champ de l’anthropologie : un échange entre rédacteurs de revue et animateurs de plate-forme dans le Canada francophone. »

Présentation - 4 octobre à 11 h :

La transduction, terme emprunté à la biologie, se réfère à une cellule qui converti un type de signal ou un stimulus en un autre. L’anthropologue Stefan Helmreich a repris cette expression pour repenser le projet ethnographique – qui se défini par la transformation [ou la transduction] de l’expérience du terrain en un médium déchiffrable tel un article, un film, un livre, un podcast, etc. En partant du travail de Helmreich et d’autres qui ont aussi emprunté le concept de transduction pour explorer l’idée de conversion, traduction, transformation ou même d’appropriation subjective, cette présentation se penchera sur le concept de transduction dans la discipline de l’anthropologie et plus particulièrement, définissant l’essence même du projet ethnographique. L’anthropologie multimodale, un terme récemment utilisé pour se référer à l’anthropologie visuelle, mais plus inclusif de diverses manières de transduire l’expérience ethnographique, servira d’exemple pour illustrer ce processus.

Biographie :

Alexandrine Boudreault-Fournier est professeur agrégé à l’Université de Victoria et elle est la rédactrice des manuscrits en français pour la revue Anthropologica. Elle est co-curatrice du collectif virtuel Centre for Imaginative Ethnography et est responsable des soumissions sonores pour la revue BC Studies. Elle enseigne le film ethnographique, et l’anthropologie visuelle et du son. Ses recherches portent sur les infrastructures médiatiques, le numérique, la consommation et la circulation à Cuba depuis l’année 2000. Elle a récemment publié le livre Aerial Imagination: Stories from Above the Rooftops (Routledge, 2019) et a dirigé le numéro spécial « Champs sonores » (2019) pour la revue Anthropologie et Société. Elle a co-dirigé les ouvrages Urban Encounters: Art and the Public (McGill University, 2017), Afrodescendance: Culture et citoyenneté (Université Laval, 2012) et sous presse, Organized Sound: Musicologies of Infrastructure (Oxford University Press). Alexandrine a réalisé le film Golden Scars (2010), en parti financé par l’ONF du Canada, et a co-dirigé les films Fabrik Funk (2015), The Eagle (2015) et Guardians of the Night (2018).

 

Sonja Luhman

Simon Fraser University

Participation à la table ronde - 3 octobre à 17 h 45 : :

Échange autour de la thématique de la table ronde qui est la suivante : « La publication à l’ère du numérique et du libre accès. Les publications en ligne majeures dans le champ de l’anthropologie : un échange entre rédacteurs de revue et animateurs de plate-forme dans le Canada francophone. »

Mondher Kilani

Université de Lausanne

Participation à la table ronde - 3 octobre à 17 h 45 :

Échange autour de la thématique de la table ronde qui est la suivante : « La publication à l’ère du numérique et du libre accès. Les publications en ligne majeures dans le champ de l’anthropologie : un échange entre rédacteurs de revue et animateurs de plate-forme dans le Canada francophone. »

Biographie :

Mondher Kilani est professeur honoraire à l’Université de Lausanne et ancien doyen de la Faculté des sciences sociales et politiques.

Il a effectué des recherches sur le terrain en Papouasie-Nouvelle-Guinée ; dans les Alpes suisses ; dans les oasis du Sud tunisien ; dans le Sahel nigérien ; enfin en Malaisie et à Singapour.

Ses intérêts théoriques portent sur l’histoire et l’épistémologie de l’anthropologie ; sur la guerre et la violence extrême ; sur le cannibalisme et le sacrifice ; sur la religion et la société civile; enfin sur le patrimoine et la gestion de la diversité culturelle.

Derniers livres parus :

  • Du goût de l’autre. Fragments d’un discours cannibale, Paris : Seuil, 2018.
  • Pour un universalisme critiqueEssais d’anthropologie du contemporain, Paris, La Découverte, 2014
  • Tunisie. Carnets d’une révolution, Paris, éditions Pétra, 2014 .
  • Anthropologie. Du local au global, Paris, Armand Colin, 2012.

Francine Saillant

Université Laval

Participation à la table ronde - 3 octobre à 17 h 45 :

Échange autour de la thématique de la table ronde qui est la suivante : « La publication à l’ère du numérique et du libre accès. Les publications en ligne majeures dans le champ de l’anthropologie : un échange entre rédacteurs de revue et animateurs de plate-forme dans le Canada francophone. »

Biographie :

Francine SAILLANT est professeure émérite au Département d’anthropologie de l’Université Laval (Québec, Canada) et directrice sortante du CÉLAT, Centre de recherche sur les arts, cultures, et sociétés (2009-2015). Elle a été directrice de la revue Anthropologie et Sociétés durant dix ans (2000-2010). Elle a publié seule ou en collaboration près d’une trentaine d’ouvrages sur divers thèmes de l’anthropologie, comme Identités et handicaps (Karthala, 2007), Le mouvement noir au Brésil (Academia, 2014) et Droits et cultures en mouvements (PUL, 2012), Pluralité et vivre ensemble (PUL, 2015), Diversity, Dialog, Sharing (Unesco, 2017). Spécialiste de l’anthropologie des droits humains, elle mène des recherches sur les discriminations fondées sur l’idée de race et sur diverses formes de discrimination basées sur la construction sociale des différences. Elle s’intéresse aux divers usages et interprétations qui sont faits des notions de justice et de droits, et de façon plus générale à la vie sociale des droits. Ses intérêts s’étendent aussi aux domaines de l’interculturalité et des usages de l’art dans les sciences humaines et sociales. Elle est membre de plusieurs réseaux de recherche nationaux et internationaux. Elle collabore enfin à diverses organisations de la société civile en lien avec les questions de dialogue interculturel et de reconnaissance. Elle est membre de plusieurs organisations scientifiques prestigieuses dont la Société royale du Canada et membre émérite de la Société canadienne d’anthropologie/Canadian Society of Anthropology. Enfin, elle participe aux travaux du comité de la Décennie internationale du rapprochement des cultures de l’Unesco.

Martin Hébert

Université Laval

Participation à la table ronde - 3 octobre à 17 h 45 :

Président de séance de la table ronde dont thématique est la suivante : « La publication à l’ère du numérique et du libre accès. Les publications en ligne majeures dans le champ de l’anthropologie : un échange entre rédacteurs de revue et animateurs de plate-forme dans le Canada francophone. »

Biographie :

Martin Hébert est membre du Centre Interuniversitaire d’Études et de Recherches Autochtones (CIÉRA), dont il a été directeur, et membre du Center for Indigenous Conservation and Alternative Development (CICADA). Ses travaux portent sur les imaginaires sociaux, avec une attention particulière portée aux mises en récits de l’ordre social et aux aspirations utopiques qui visent à le transformer. Ces intérêts, d’abord alimentés par des terrains ethnographiques menés au Mexique, au Guatemala et auprès de Premières nations du Canada, en sont venus à converger avec une réflexion plus générale sur la production discursive de « mondes », tant sous la forme de dystopies critiques, que de possibles politiques ou d’expériences de pensée hétérologiques. Il a développé ces travaux au sein du Groupe de Recherches sur les Imaginaires Politiques en Amérique Latine (GRIPAL), dont il est co-directeur, et en publiant sur les entrecroisements entre l’anthropologie et la science-fiction.    ​

Nicole Lapierre

École des hautes études en sciences sociales (EHESS) en France

Présentation :

Partant de la figure de l’étranger selon Simmel, celui qui, installé à demeure, vient d’ailleurs et est perçu comme tel, je montrerai l’intérêt épistémologique de sa vision. C’est-à-dire comment sa position de décentrement par rapport à un monde social dans lequel il est dedans/dehors, lui permet de se détacher des représentations les plus communément partagées.

Dégagé de ce que Schütz nomme la « pensée d’habitude » il est à même de voir à nouveaux frais les réalités culturelles et sociales dans lesquelles il est plongé. Ce qui constitue  la base d’élaboration d’une pensée critique.  J’emprunte ce titre à une phrase d’Édourad Glissant qui parle « du regard du fils et de la vision de l’étranger » et terminerai avec la perspective glissantienne.

Biographie :

Nicole LAPIERRE, socio-anthropologue, est directrice de recherche émérite au CNRS. Ses sujets de recherche sont : les relations entre générations ; les identités et la nomination ; le thème de l’étranger dans les sciences sociales ; les migrations, les minorités et la mémoire. Elle est auteur ou co-auteur d’une douzaine d’ouvrages de référence en sciences sociales et a dirigé quatre ouvrages collectifs. Son dernier ouvrage, Sauve qui peut la vie, a obtenu le prix Médicis essai 2015. Son prochain livre, Faut-il se ressembler pour s’assembler ? va paraître en janvier 2020 (Seuil).

Codirectrice de la revue Communications

Directrice de la collection Un ordre d’idées (Stock).

http://www.iiac.cnrs.fr/article22.html

Bibliographie sélective :

  • Le Silence de la mémoire, Paris, Plon, 1989, 292 p. Nouvelle édition revue et augmentée, Biblio Essais, 2001. Prix Amalfi pour les sciences sociales.
  • Le livre retrouvé (traduction et étude du manuscrit en yiddish de Simha Guterman), Plon, 1991, 290 p. Nouvelle édition, 10/18, 2001.
  • Changer de nom, Stock, 1995, 388 p.  Nouvelle édition revue et augmentée, Folio Essais, 2006, 448 p.
  • La famille providence. Trois générations en Guadeloupe, La Documentation française, 1997, 168 p. (avec C. Attias-Donfut).
  • Le nouvel esprit de famille, Odile Jacob, 2002 (avec C. Attias-Donfut et M. Segalen).
  • Pensons ailleurs, Stock, “Un ordre d’idées”, 2004. Nouvelle édition revue, Folio Essais, 2006, 450 p.
  • Causes communes, Stock, “Un ordre d’idées”, 2011, 332 p.
  • Sauve qui peut la vie, Seuil, “La Librairie du XXIe siècle”, 2015, 254 p. Prix Médicis Essai 2015.

Bob W. White

Université de Montréal

Présentation - 4 octobre à 9 h :

Les analyses systémiques deviennent de plus en plus importantes pour comprendre les enjeux de la société contemporaine. Les approches systémiques permettent de comprendre comment les différentes échelles et sphères d’action interagissent entre elles. Elles donnent des outils pour mettre en lumière la complexité des relations sociales qui permet de nommer les facteurs contextuels qui peuvent varier d’une échelle à l’autre. D’un point de vue systémique, l’analyse des interactions est essentielle puisqu’elle nous permet de comprendre les dynamiques entre les différentes échelles du système et permet de modéliser les facteurs qui contribuent aux dynamiques d’équilibre et de déstabilisation. La modélisation systémique est la méthode retenue et mise en œuvre par les chercheurs qui étudient des objets d’une grande complexité (une société, une culture, une idéologie, un réseau etc.) et qui choisissent d’en donner une représentation pertinente aux questions pragmatiques qu’ils se posent. Il importe de spécifier que, à l’instar d’Edgar Morin, il ne s’agit pas de « traiter les systèmes comme des objets », mais bien de « concevoir les objets comme des systèmes » (Morin, La Méthode, t. 1, 1977, p. 100). Quels sont les fondements théoriques et méthodologiques qui peuvent soutenir le processus de production des connaissances en sciences humaines et sociales et en science du comportement, considérant la nature « construite » et le caractère « complexe » de leurs objets ?  L’anthropologie est une discipline qui a produit beaucoup de penseurs et de pensées systémiques (Malinowski, Bateson, Barth). Plusieurs aspects de la démarche anthropologique (contexte, complexité, jeu d’échelles, etc.) sont mobilisés dans les approches systémiques, sans pour autant que ces acquis fassent partie d’une analyse explicite par rapport à la production du savoir.

Président de séance - 4 octobre à 15 h :

Anime les échanges avec les participants dans la salle.

Biographie :

Bob W. White est professeur titulaire au Département d’Anthropologie à l’Université de Montréal et directeur du Laboratoire de recherche en relations interculturelles (LABRRI). Depuis 2012 il dirige un partenariat de recherche multi-sectoriel sur les dynamiques d’inclusion dans l’espace urbain à Montréal (« Montréal Ville Interculturelle », CRSH 2012-2020). Il est coordonnateur du Réseau des municipalités en immigration et relations interculturelles du Québec (RÉMIRI) et membre du réseau de recherche inter-universitaire sur la migration G3 (Université de Montréal, Université de Genève, Université Libre de Bruxelles).  Bob White a été professeur invité à l’École des hautes études en sciences (EHESS) à Paris, à L’Université de Cheikh Anta Diop (UCAD) à Dakar et à L’Institut Max Planck à Göttingen. Il a publié nombreux textes sur la musique populaire, la mondialisation, les politiques culturelles, les méthodes collaboratives, le pluralisme, les politiques publiques et la communication interculturelle. En 2014 il a publié L’interculturel au Québec : rencontres historiques et enjeux politiques (Presses de l’Université de Montréal) avec Lomomba Emongo. Son dernier livre, publié en 2018, s’intitule Intercultural Cities : Policy and Practice for a New Era (London : Palgrave McMillan). Il travaille actuellement sur une théorie générale de la communication interculturelle à partir de la pensée anthropologique.

 

Isabelle Henrion-Dourcy

Université Laval

Présidente de séance - 4 octobre à 10 h :

Elle animera les échanges avec les participants dans la salle de la première partie de la séance « Renouveler le lexique de l’anthropologie contemporaine dans le monde francophone depuis un dictionnaire collaboratif en libre accès : l’épreuve des mots ».

Biographie :

J’ai au départ une double formation: artistique et académique. Le cheminement qui s’en est suivi m’a amenée à développer deux grands axes de recherches: une appréhension anthropologique des pratiques artistiques et une réflexion sur les dynamiques culturelles et politiques du doublet tradition/modernité en Haute Asie.

Je m’intéresse depuis une quinzaine d’années aux bouleversements sociaux, culturels et politiques qui affectent les communautés de langue tibétaine en Inde, au Népal et au Tibet et ce, en examinant plus particulièrement leurs productions culturelles. Formée à l’anthropologie aux universités de Bruxelles et d’Édimbourg, au théâtre du geste à l’École internationale de théâtre Lassaâd et à la tibétologie aux universités de Lhasa, Paris (EPHE) et Harvard, j’ai cherché à réunir ces trois approches dans un travail de doctorat multidisciplinaire. Ma thèse, intitulée «Ache lhamo: Jeux et enjeux d’une tradition théâtrale» (École pratique des hautes études IVe section, Paris; Université libre de Bruxelles, 2004) consiste en une monographie de la tradition scénique majeure du Tibet central. Il s’agit d’un travail ethnographique plus que théorique, basé sur plus de deux ans d’enquêtes au Tibet et plus d’un an dans les communautés de l’exil en Inde et au Népal. J’y aborde les aspects symbolique, religieux, littéraire, social et politique de cette pratique, ainsi que son langage artistique et son esthétique. Chemin faisant, j’ai élargi mon champ de recherche à la culture populaire himalayenne dans son ensemble, à la musique tibétaine séculière en général, et aux relations entre diaspora et population restée au pays, qui ont fait l’objet de plusieurs publications.

Mon postdoctorat à Harvard (2005-2007) a été l’occasion d’ouvrir un nouveau champ de recherches: l’essor du genre autobiographique en langue tibétaine depuis l’annexion chinoise. Je me suis particulièrement intéressée au parcours d’un homme de théâtre et de musique de quatre-vingt-dix ans, qui a vécu successivement au Tibet pré-moderne, en exil en Inde, puis est retourné au Tibet post-maoïste. Ici, ce sont des questions de mise en scène de l’histoire et de la subjectivité, de mémoire et de modernité, et de déplacement et d’exil qui retiennent mon attention. À Harvard, j’ai aussi appris le chinois pendant deux ans et j’ai affiné mes recherches sur les productions culturelles des minorités de la République populaire de Chine en général, sur les processus identitaires et les relations majorité (et État)/minorités qu’elles impliquent, ainsi que, depuis peu, sur les enjeux de transmission et de patrimonialisation de ces pratiques culturelles (le théâtre tibétain sur lequel j’ai travaillé pendant près de dix ans est inscrit depuis octobre 2009 sur la liste du  patrimoine immatériel de l’UNESCO; par ailleurs il est l’objet de nombreuses autres proclamations patrimoniales en Chine depuis 2006).

Depuis le printemps 2008, j’ai amorcé  une nouvelle voie de recherche: l’exploration des productions culturelles qui occupent dans les sociétés tibétaines actuelles la place qu’occupait le théâtre dans un contexte traditionnel. J’examine donc la télévision en langue tibétaine, principalement les téléséries à caractère historique, et je tente d’évaluer l’impact relatif des productions télévisuelles sur l’imaginaire culturel tibétain.

Mes recherches touchent donc à divers domaines de l’anthropologie, notamment l’anthropologie de l’art (esthétique, patrimonialisation, rapport au politique), la construction sociale de l’histoire, l’ethnomusicologie et, depuis peu, l’anthropologie des médias.

François Laplantine

Université Lyon 2 en France

Présentation :

À partir d’expériences de la scène – au Brésil les acteurs du Candomblé dans lequel j’ai été initié, le théâtre de l’opprimé d’Augusto Boal; au Japon le No et le Kabuki. Nous verrons que le théâtre dans sa diversité est une tension de l’écart qui consiste tantôt à rapprocher , tantôt à éloigner l’acteur et le personnage, celui qui joue et celui qui regarde, la réalité et la fiction, la scène sociale et la scène artistique. Le théâtre pose une série d’interrogations susceptibles de féconder l’anthropologie et d’abord l’ethnographie: les relations entre le temps et l’espace,  la parole et le geste, l’écoute et le regard, le corps et le langage, les voies du dire et du non dire.

Biographie :

Professeur émérite à l’Université Lyon 2 où il a fondé le Département d’anthropologie, docteur honoris causa des Universités de Salvador de Bahia et de la Paraïba, François Laplantine est l’auteur d’une quarantaine d’ouvrages.

Derniers titres :

  • Quand le moi devient autre (CNRS Editions, 2012)
  • L’énergie discrète des lucioles (Academia, 2014)
  • Le Japon ou le sens des extrêmes (Pocket, 2017)
  • Penser le sensible (2018).
  • En préparation : Penser l’intime (CNRS Editions, 2020)
  • Scènes et mises en scène. Essai sur le théâtre et la danse contemporaine (Pocket, 2020).

Alain Bertho

Professeur à l’Université Paris 8

Présentation :

« Ce n’est pas parce que les hommes changent de mœurs qu’ils changent de vocabulaire » (Marc Bloch, Apologie pour l’Histoire). Nous sommes devant un paradoxe : celui de la construction d’un dictionnaire éclairant des concepts et des catégories dans une période caractérisée par une rupture politique et intellectuelle majeure. Le vocabulaire et les paradigmes construits dans la période moderne qui est close ne sont plus adéquats à la période qui s’ouvre. Les mots deviennent l’objets de malentendus quand ils ne deviennent pas des champs de bataille. Les mots des pouvoirs s’imposent avec violence aux mobilisations populaires : émeutes, casseurs, radicalisations. Dans ces conditions, la responsabilité de l’anthropologue est de mener l’enquête sur les mots de notre temps pour permettre à toutes et tous de le penser. C’est particulièrement vrai du lexique des mobilisations. Des mots comme politique, révolution, insurrection, soulèvement, violence, émeute doivent être à la lumière de l’enquête. Pour en rendre compte, il nous faut sans doute une nouvelle figure du dictionnaire qui mettent en réseau des galaxies lexicales, autorise des renvois et des entrées multiples et mobiles. L’outil Internet nous en donne la possibilité.

Biographie :

Alain Bertho mène depuis 35 ans des recherches sur les classes populaires urbaines et leurs mobilisations (en France, au Sénégal et au Brésil) et plus précisément, depuis 2005, sur la violence collective et les affrontements civils. Il tient à jour quotidiennement une banque de données sur ces affrontements, disponible en ligne sur son site (berthoalain.com). Il anime depuis 2015 une équipe de jeunes chercheurs sur le djihadisme français. Il co-anime avec Benoit Hazard depuis Janvier 2019 “l’Atelier des Ronds-Points”, séminaire de recherche participative sur les Gilets jaunes. Alain Bertho a dirigé la Maison des Sciences de l’Homme Paris-Nord de 2013 à 2019. Il a présidé la section 20 du CNU de 2011 à 2015 et dirigé l’École doctorale de Sciences sociales de Paris 8 de 2007 à 2013. Il a siégé six ans au bureau du réseau national des MSH où il est aujourd’hui chargé de mission sur la valorisation.

Livres depuis 2000

2018, The Age of Violence: The Crisis of Policy and the End of Utopia, Verso, London.

2016 Les enfants du chaos, essai sur le temps des martyrs, La Découverte.

2009 Le temps des émeutes, éd. Bayard.

2008, Os outros somos nos, ethnografia politica do presente, Ulbra éd., Porto Alegre.

2008 Nous autres nous-mêmes, éd. Le Croquant.

2003 L’État de guerre, La Dispute.

Principaux ouvrages en collaboration

2019 « Le siècle à l’épreuve de sa violence », in Les Etats européens face aux militantismes violents ; dynamiques d’escalade et de désescalade, Dir Romain Sèze, Rive Neuve.

2016 « Naissance d’une génération ?» in Nicole Gallant ED, Les jeunes et l’action politique : participation, contestation, résistance, Presses de l’Université Laval, Québec.

2014 « Guerre, gouvernement, police », in Dire la guerre, penser la paix, dirigé par Frédéric Rognon, Labor et Fides.

2013 « Droit à l’État », in Droits et cultures en mouvements, Francine Saillant et Karoline Truchon Dir., Presse de l’Université Laval.

2012 « Le protestataire, personnalité de l’année 2011 », in L’année Stratégique 2013 dirigé Par Pascal Boniface, Armand Colin

2011 « De la colère au soulèvement », in L’année Stratégique 2012 dirigé Par Pascal Boniface, Armand Colin.

2009 « Citoyenneté et mondialisation : Perspectives et contradictions de l’altermondialisme », in Anna Krasteva et Antoni Todorov (Dir.), L’engagement citoyen, Sofia, NUB.

2006 « Bienvenue au XXIème siècle » in Banlieue, lendemain de révolte, La Dispute.

Christine Jourdan

Université Concordia à Montréal

Présidente de séance - 4 octobre à 12 h :

Elle animera les échanges avec les participants dans la salle de la deuxième partie de la séance « Renouveler le lexique de l’anthropologie contemporaine dans le monde francophone depuis un dictionnaire collaboratif en libre accès : l’épreuve des mots ».

Présentation - 4 octobre à 14 h :

Le poids de l’anglais comme lingua franca en anthropologie contemporaine est suffisamment important pour avoir un impact sur l’accumulation et la reproduction du savoir anthropologique, en dépit des anthropologues eux-mêmes. Compte tenu de ce constat, il est essentiel, dans une perspective d’ouverture intellectuelle et pour enrichir la qualité des travaux académiques, de comprendre la publication comme un espace de représentation multilingue. Au delà des questions politiques et symboliques, le succès d’une anthropologie réellement contemporaine passe par le développement et la prise en compte de la connaissance scientifique produite dans des sphères culturelles multiples et soutenue par des langues diverses. On soulèvera les tensions entre langues de connaissance et langue de communication aux seins des sociétés savantes.

 

Biographie :

Christine Jourdan est professeur titulaire au département de sociologie et d’anthropologie à l’Université Concordia à Montréal. Formée en linguistique et en anthropologie, ses recherches portent sur les changements sociaux et linguistiques, les théories des langues pidgins et créoles, la créolisation culturelle,  la représentation linguistique de la connaissance culturelle, l’urbanisation des sociétés insulaires du Pacifique, et la transformation des pratiques et idéologies alimentaires au Québec et dans le Pacifique. Elle est l’auteur d’un dictionnaire trilingue du Pijin des Iles Salomon, d’un livre sur l’histoire sociolinguistique de cette langue, et a dirigé plusieurs recueils d’articles en anthropologie et en linguistique.

 

Virginia R. Dominguez

University of Illinois at Urbana Champaign, US

Présentation :

The anglo question in US and AAA
Most anthropologists born and raised in the US consider English to be the current world’s hegemonic language and learn field languages as needed for their fieldwork but little else. And most people form elsewhere who go to graduate school in the US work hard to manage academic work in English and usually do fieldwork in an society outside the US where they already speak the language, so they, too, are often not inclined to learn another language. This paper will explore these patterns, successful and unsuccessful efforts to change them, and other ideas that might be worth exploring in the present and the future.

Biographie :

Virginia R. Dominguez (Ph.D. Yale University, 1979) is the Edward William and Jane Marr Gutgsell Professor of Anthropology (and member of the Jewish Studies, Middle Eastern Studies, Global Studies, and Caribbean Studies faculty) at the University of Illinois at Urbana-Champaign (in the U.S.). She is also Co-Founder and Consulting Director of the International Forum for U.S. Studies and Co-Editor of its book series, Global Studies of the United States. A political and legal anthropologist, she was president of the American Anthropological Association from late 2009 to late 2011, editor of American Ethnologist from 2002 to 2007, and president of the AAA’s Society for Cultural Anthropology from 1999 to 2001. In 2013 she helped establish the Brazil-based Antropologos sem fronteiras (Anthropologists without Borders). She has held prior positions at Harvard University, Duke University, the U of California-Santa Cruz, and the U of Iowa.

Author, co-author, editor, and co-editor of multiple books, she is perhaps best known for her work on the Caribbean (especially in « The Caribbean and Its Implications for the United States, » published by the Foreign Policy Association in 1981), her work on the United States (especially in White by Definition: Social Classification in Creole Louisiana [Rutgers University Press, 1986]) and her work on Israel (especially in People as Subject, People as Object: Selfhood and Peoplehood in Contemporary Israel [University of Wisconsin Press, 1989]). Her most recent books are America Observed: On an International Anthropology of the United States, coedited with Jasmin Habib (Berghahn Books, 2017) and Global Perspectives on the U.S., coedited with Jane Desmond (U of Illinois Press, 2017).  She also Guest-Edited a 2018 issue of RIAS (the International American Studies Association’s journal) on Walls, Material and Rhetorical: Past and Present, and she has a forthcoming book, Anthropological Lives, coauthored with Brigittine French (Rutgers University Press, 2020).

E.-Martin Meunier

Université d’Ottawa

Présentation :

Fort d’une expérience de restructuration d’un programme de chaires de recherches sur le monde francophone à l’Université d’Ottawa, le conférencier discutera des enjeux de la recherche sur la francophonie dans les années à venir. Il illustrera notamment son propos à partir des difficultés et défis de la transition à l’accès libre pour la publication scientifique en langue française. Entre dénégation et assimilation : les institutions scientifiques de langues minoritaires ne doivent peut-être pas chercher à conserver toutes leurs revues et institutions de diffusion, mais doivent aussi éviter de copier des pratiques d’innovation élaborées pour un contexte linguistique majoritaire. Plus que l’élaboration de niches, l’innovation tient ici dans la capacité de concilier singularité et universalisme dans un cadre différencié et profondément incarné.

Biographie :

E.-Martin Meunier est Professeur titulaire à l’École d’études sociologiques et anthropologiques de l’Université d’Ottawa et Titulaire de la Chaire « Québec, francophonie canadienne et mutations culturelles ». Il a été nommé depuis peu Directeur du Collège des chaires de recherche sur le monde francophone de l’Université d’Ottawa. Ses recherches portent sur différents sujets, allant de la sociologie de la société québécoise à la sociologie des religions, en passant par l’analyse sociale et historique du Canada français. Depuis plus de 15 ans, E.-Martin Meunier dirige un vaste chantier de recherche subventionné par le CRSH (2008-2011 ; 2011-2014, 2015-2020) « Vers une sortie de la religion culturelle des Québécois ? Enquête quantitative et qualitative au Québec et au Canada (1968-2020) ». Auteur de plus d’une soixantaine de contributions scientifiques dans diverses revues et collectifs, il a récemment publié avec Solange Lefebvre, Céline Béraud (dirs.), Catholicisme et cultures. Regards croisés Québec-France (Presses universitaire de Rennes/Presses de l’Université Laval, 2017), Le Québec et ses mutations culturelles (Presse de l’Université d’Ottawa, 2016) et avec Jean-Paul Willaime, La guerre des dieux n’aura pas lieu. Entretiens Jean-Paul Willaime avec E.-Martin Meunier (Labor et Fides, 2019). Il codirige la Collection « 21e – Société, Histoire et cultures » aux Presses de l’Université d’Ottawa. Depuis 2016, il est membre associé à l’étranger du GSRL (EPHE/CNRS).

Gustavo Lins Ribeiro

Autonomous Metropolitan University, Lerma, Mexico

Présentation :

I will base this presentation on my experiences in different initiatives. First, the effort to promote the production of Brazilian anthropologists in the world by way of an online journal that publishes in English, French and Spanish (VIBRANT – Virtual Brazilian Anthropology – The online journal of the Brazilian Association of Anthropology). Second, while I was the co-chair of the World Anthropologies Committee of the American Anthropological Association, I organized two meetings with about twenty editors of some of the major anthropology journals in the world to discuss new publishing policies. Third, I founded with Gordon Mathews déjà lu, the online journal of the World Council of Anthropological Associations. Fourth, I was the associate editor for world anthropologies of a major international encyclopedia of anthropology that came out in 2018. Hopefully, the ensuing debates will allow for some conclusions to be made.

Biographie :

GUSTAVO LINS RIBEIRO Ph. D. in Anthropology (CUNY, 1988). Full Professor (Autonomous Metropolitan University – Lerma, Mexico) and National Researcher level 3 of the Mexican National Council of Science and Technology. He was a Full Professor at the University of Brasilia and a visiting professor in Argentina, Colombia, France, South Africa and the USA. His fields of research include topics such as development, international migration, cyberculture, globalization and transnationalism. He has published many books, articles and chapters in seven languages. He was an advisor to the Wenner-Gren Foundation for Anthropological Research; the president of the Brazilian Association of Anthropology; the founder and the first chair of the World Council of Anthropological Associations. He is a Honorary Member of the International Union of Anthropologicial and Ethnological Sciences.

 

Tanja Niemann

Érudit

Présentation :

Depuis 2014, la plateforme de diffusion Érudit a entrepris une grande transition de son modèle de vente d’abonnements vers une formule de financement du libre accès par l’entremises d’ententes partenariales. Cette présentation reviendra sur le chemin parcouru, sur les réussites et les écueils qui ont jalonné le processus d’élaboration de ce modèle et d’implantation au Canada ainsi que sur son développement en cours à l’étranger.

Biographie :

Tanja Niemann est directrice générale du Consortium Érudit depuis 2013. Impliquée au sein d’Érudit depuis 2006, elle a été responsable des relations avec les éditeurs et du développement des collections, y compris des projets de numérisation à grande échelle. Elle possède une vaste expérience de tous les aspects de la gestion d’infrastructures de recherche en sciences humaines et sociales, particulièrement des infrastructures et des services en soutien à la publication et la diffusion scientifique.

Maude Laplante-Dubé

Université Laval

Présentation :

La diffusion des résultats de recherche en libre accès est maintenant chose commune. Plusieurs initiatives en ce sens ont permis à ce mouvement de prendre de l’ampleur dans les dernières années, notamment la mise en place de politiques au niveau gouvernemental. Or, celles-ci visent plus particulièrement les articles scientifiques, au Canada en particulier. Pour réaliser les objectifs de ces politiques, des infrastructures ont été mises en place : dépôts institutionnels, plateformes d’édition pour les revues savantes, etc. Toutefois, encore aujourd’hui, les initiatives touchant à d’autres types de publication demeurent rares au Canada. La présentation visera à présenter les possibilités offertes à la plateforme Anthropen en matière de diffusion en libre accès et de réfléchir au modèle qui bénéficierait davantage à sa visibilité et à son rayonnement.

Biographie :

Détentrice d’une maîtrise en sciences de l’information de l’Université de Montréal, Maude Laplante-Dubé travaille depuis 2011 à l’Université Laval comme bibliothécaire à la direction du soutien à la recherche.  Elle a été rattachée à plusieurs disciplines depuis son embauche : science politique, droit, sociologie, anthropologie et économique. Depuis 2015, elle y œuvre en tant que bibliothécaire à la diffusion de la recherche et s’occupe, notamment, de dossiers liés aux publications savantes et au libre accès. À cet égard, elle a été étroitement impliquée dans la mise en place de CorpusUL, le dépôt institutionnel de l’Université Laval, et agit maintenant à titre de coordonnatrice de la plateforme. Elle a également participé à la rédaction de la Politique de libre accès de l’Université Laval ainsi qu’à l’organisation de nombreux événements de sensibilisation aux ressources libres tels que la Semaine du libre accès et les soirées Jeudi, c’est Wiki! à Québec.

Gérardo Bautista

Édition des archives contemporaines en France

Sylvie-Marianne Rhugenda

Université Laval

Présidente de séance :

Elle animera les échanges avec les participants dans la salle.

Biographie :

Après plus de 10 ans d’expérience dans les télécommunications en Afrique subsaharienne (Congo-Brazzaville, Congo-Kinshasa, Gabon, Ouganda et Tchad) et une maitrise en administration des affaires, Sylvie-Marianne s’est réorientée dans les sciences sociales et a entamé une maitrise en sociologie. Ce virage l’a amené à s’intéresser aux retombées de la science ouverte dans la francophonie d’Afrique et à Haïti. Cette réflexion a été au cœur de son travail de maitrise et a donné lieu à la publication d’un article paru récemment dans la Revue Sciences et Actions Sociales. Conseillère en développement de la recherche à la Faculté des sciences sociales de l’Université Laval, Sylvie-Marianne est aussi une personne impliquée dans la lutte contre les violences faites aux femmes. Bref, elle a un parcours riche et varié. Dans le cadre de la séance de cet atelier sur le libre accès en contexte francophone,  c’est sa recherche sur la science ouverte et son expérience en télécommunication qui seront le plus mises à contribution.

 

Natacha Gagné

Université Laval

Présidente de séance :

Madame Gagné et madame Michele Dhaïti ont développé conjointement le concept de l’atelier. Elles auront aussi l’honneur de le coanimer.

Biographie :

Natacha Gagné est professeure titulaire au Département d’anthropologie de l’Université Laval et directrice des programmes de 1er cycle. Elle réalise des recherches en Océanie (Polynésie française, Nouvelle-Calédonie, Nouvelle-Zélande) sur les processus de décolonisation et de redéfinition de la souveraineté, la coexistence dans les États pluralistes et les politiques de l’identité, en particulier en milieu urbain. Elle est notamment l’auteure de Being Māori in the City: Indigenous Everyday Life in Auckland (2013, University of Toronto Press). Elle a codirigé les ouvrages Visages de la souveraineté en Océanie (2010, L’Harmattan), Jeunesses autochtones: Affirmation, innovation et résistance dans les mondes contemporains (2009, Presses de l’Université Laval) et Autochtonies : vues de France et du Québec (2009, Presses de l’Université Laval). Elle mène actuellement des recherches sur la justice judiciaire en Polynésie française. Elle interroge le legs colonial dans la justice et le rapport à l’État et à ses représentants dans des territoires insulaires aux confins de la République française.

Michele Dhaïti

Cégep Garneau

Titre de fonction :

Madame Dhaïti et madame Natacha Gagné ont développé conjointement le concept de l’atelier. Elles auront aussi l’honneur de le coanimer.

Biographie :

  • Professeure en anthropologie au département des sciences sociales dans divers programmes de niveau collégial, Cégep Garneau, depuis 1987.
  • Formatrice et responsable de l’encadrement d’une dizaine de stages étudiants d’immersion interculturelle effectués à l’étranger (Haïti, Honduras, Jamaïque, Maroc, Brésil, La Réunion), Cégep Garneau, 1987 à 2014
  • Formatrice à l’interculturel dans le cadre de diverses sessions de formation interculturelle s’adressant à une clientèle variée, depuis 1997.
  • Animatrice et conférencière

En partenariat avec

Université Laval
CELAT
Érudit
Presse de l’Université Laval
Université de Lausanne
Conseil de recherches en sciences humaines du Canada

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